Les contrats avec l’Inde sont revus à la hausse

Durant le dernier conseil des ministres, les contrats signés ou annoncés avec l’Inde, lors de la visite de Nicolas Sarkozy, ont été revus à la hausse et sont estimés à 17,4 milliards d’euros.

L’Inde, une nation très courtisée par les grandes puissances

L’Inde, une nation émergente, est très courtisée par les grandes puissances économiques mondiales. Les visites présidentielles s’enchaînent. Il y a quelques semaines, l’Inde a reçu la visite officielle du président américain, Barack Obama, qui est reparti avec des contrats dûment signés ou simplement annoncés, d’une valeur totale de 10,5 milliards d’euros. Dernièrement, c’était au tour de la Délégation française, conduite par le Président en personne, de rendre visite à l’Inde et de décrocher d’importants contrats.

Au terme de sa visite, Nicolas Sarkozy a communiqué la conclusion de conventions, signées ou annoncées, selon le protocole défini par la diplomatie indienne, d’un montant total de 15 milliards. Ces contrats avec l’Inde ont été revus à la hausse, à l’établissement du bilan total en conseil des ministres, pour atteindre 17,4 milliards d’euros. C’est ce qu’a déclaré François Baroin, mettant ainsi un terme à une certaine polémique due aux contradictions entre les informations livrées par les autorités indiennes et les déclarations de l’Élysée.

Contrats entre la France et l’Inde, une aubaine pour le secteur aéronautique

Les plus importants contrats, signés ou annoncés, durant cette visite en Inde d’une délégation française profitent surtout au secteur aéronautique. Les négociations sont encore en cours pour la livraison de deux réacteurs EPR par le groupe Areva et la rénovation d’une cinquantaine de Mirages 2000 de l’armée de l’air indienne. Airbus va aussi fournir des appareils à plusieurs compagnies aériennes de ce pays. Les contrats y afférents prendront la forme d’un leasing. La coopération entre la France et l’Inde pour le développement de missiles sol-air et d’un moteur d’avion de combat, sur les sites d’Alstom et de Safran, est également envisagée.

Les contrats avec l’Inde sont revus à la hausse durant le dernier conseil des ministres et profitent surtout aux industriels dans le domaine de l’aéronautique. La conclusion de ces accords permettra de redynamiser ce secteur économique. Les prévisionnistes tablent sur la création de 50.000 nouveaux emplois durant les cinq prochaines années. Une nouvelle réconfortante en cette période de sortie de crise, aussi bien pour les industriels que pour les demandeurs d’emploi qui attendent avec impatience la mise en œuvre des termes de ces contrats.

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