Prime d’État sur le vélo électrique : ce qu’il faut savoir

La prime octroyée par l’État pour aider les particuliers désireux d’acquérir un vélo électrique suscite un grand intérêt auprès du grand public. Face au nombre trop important de demandeurs, le gouvernement a décidé de mettre en place des mesures restrictives.

Un nouveau bonus pour l’achat d’un vélo électrique

L’aide de l’État pour l’achat d’un vélo électrique est désormais remplacée par une nouvelle formule en vigueur depuis le 1er février 2018. Avant la réforme, 250 000 Français bénéficiaient de cette aide. Aujourd’hui, deux conditions doivent être remplies. La première est celle d’être non imposables sur les revenus, et la seconde de bénéficier d’une aide d’une collectivité territoriale. Au regard de ces nouvelles conditions plus restrictives, le risque est de voir le marché du vélo électrique considérablement ralentir. Le retard de la France par rapport aux autres pays de l’UE sera lui aussi flagrant. Il faut savoir que 650 000 vélos à assistance électrique sont vendus annuellement en Allemagne.

Une aide cumulable avec celle des collectivités territoriales

L’aide à l’achat d’un vélo électrique attribué par l’État est donc cumulable avec celle de la préfecture. Toutefois, l’aide du Gouvernement plafonnée à 200 euros ne doit pas être supérieure à 20% du prix du vélo. Ce plafond varie d’une ville à l’autre. A Paris, il est par exemple de 400 euros.

Les associations qui œuvrent à la vulgarisation des vélos en France estiment que le bonus de l’État est inégalitaire, car toutes les communes ne disposent pas du budget nécessaire à ce projet. Pourtant, elles sont nombreuses à avoir besoin de ces vélos électriques en raison de la distance plus importante qu’elles permettent de parcourir.

Le coût de la prime d’achat d’un vélo électrique

Le succès du bonus à l’achat d’un vélo à assistance électrique a coûté 50 millions d’euros à l’État. Du point de vue des associations pour la promotion du vélo, l’arrêt de cette aide s’expliquerait par une nouvelle orientation des investissements privilégiés par le gouvernement. Le discours de l’Exécutif met en exergue la nécessité d’améliorer les infrastructures telles que les pistes cyclables ou les abris vélo. Selon le rapport Duron, 350 millions d’euros devraient être attribués au vélo sur une période de quatre années.

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